Livre

APPRENDRE A LIRE – SEBASTIEN MINISTRU

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu »

Notre héros ne désire qu’une seule chose. Apprendre à lire et à écrire, car il veut pouvoir lire et signer de son nom d’éventuels papiers (administratifs ou non) lorsqu’il se retrouvera devant son Créateur. L’ancien écolier sarde fut arraché à son pupitre afin de surveiller les moutons. Durant toute sa vie, notre héros a regretté cet arrachement et à l’aube de sa vieillesse décide de combler ce gouffre qui est en lui. Pour cela, il demande à son fils, qui sait manier autant la plume que le Verbe, de l’aider. L’on peut à la fois être un bon fils et un mauvais pédagogue. Malgré de nombreuses et vaines tentatives, nos deux héros trouvent une solution peu banale. En effet, ils font appel à un futur instituteur, prostitué de son état. Nous nous retrouvons donc dans notre récit avec un trio de héros, de trois générations et de scolarités différentes. Ce triangle qui n’est pas isocèle, évolue dans un huis clos aussi bien ensemble que chacun de leur côté. Toutefois, cette interconnexion ne se fait pas sans obstacle. Ligne après ligne, lettre après lettre, notre héros sarde épèle les mots comme il respire et apprend à lire et à écrire. A la fin de sa vie, il sait vraiment qu' »Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu » et lui, il a enfin rencontré son Dieu qui a pour nom Thot ou Melpomène. Ce faisant cela, lui permettra de rédiger dans l’au-delà ses mémoires de jeune pâtre sarde.

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